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août 18, 2010 - Catégorie : Partie 2

Deuxième partie, chapitres 85 à 96

18 août 2010.

Chapitre 86 (« il », c'est Arnheim) : « Il est probable que les dons de l'homme (c'était une de ses idées favorites) ont besoin d'une certaine coercition pour se développer ; entre une liberté de pensée insolente et la crainte découragée de toute pensée, ceux qui connaissent la vie savent bien qu'il n'y a qu'une étroite bande de terre fertile. » Pensée intéressante (je l'ai parfois constaté moi-même) mais pas très originale : Musil la donne donc à Arnheim et pas à Ulrich.


Chapitre 88 : « De l'association avec les Grandes Choses »

Dans ce chapitre, parfois obscur, exemples de déception de la pensée, qui se révèle médiocre dans des cas où on s'attend à ce qu'elle produise de sublimes résultats. Pessimisme intellectuel à rapprocher de l'ironie de Musil ?


Ulrich, Diotime, Walter, Clarisse, Paul Arnheim, le général : la plupart des personnages importants passent leur temps diégétique (peut-on appeler ainsi le temps de leur vie qui est raconté dans le roman, par opposition à tous les moments qui sont omis par Musil, notamment les repas qui sont, je crois, complètement absents) à penser le monde et à l'interpréter, à chercher des explications générales et des concepts plutôt qu'à réfléchir à des faits particuliers (même d'importance nationale ou mondiale : très peu d'allusion aux événements d'actualité, contrairement à Proust, mais beaucoup de réflexions sur ses tendances générales).

Posté par thbz à août 18, 2010 10:41 PM

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